Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (Sainte-Jeanne-de-Chantal)

Paroisse: Sainte-Jeanne-de-Chantal
Municipalité: Notre-Dame-de-l'Île-Perrot
MRC/Territoire équivalent: Vaudreuil-Soulanges
Diocèse: Valleyfield
Adresse: 1, rue de l'Église, Notre-Dame-de-l'Île-Perrot
Coordonnées: 45.349489, -73.901779
Ouverture des registres: 1786

Histoire:
Comté de Vaudreuil. Diocèse de Valleyfield. Cette mission fut desservie au début par le curé des Cèdres. Un curé y réside depuis 1786, date de l'ouverture des registres de la paroisse. Érection canonique: 13 janvier 1832. Érection civile: 18 juin 1845. Le territoire de cette paroisse comprend toute l'île Perrot. Pour description, voir M. et P. de Deschamps, pages 348 et 1132. La municipalité de l'île Perrot, comprenant la paroisse de sainte Jeanne-de-Chantal, a été érigée en vertu de l'Acte 8 Vict. chap. 40, le 1er juillet 1845. L'île Perrot, située à la tête du lac Saint-Louis, est entièrement baignée par les eaux de l'Ottawa. La décharge du lac des Deux-Montagnes la cotoie sur les deux rives. Le nom de l'île Perrot a été donné en souvenir du premier concessionnaire, François-Marie-Perrot, capitaine au régiment d'Auvergne, et gouverneur de Montréal, en 1670, à qui cette île fut concédée le 29 octobre 1672. Plus tard, l'île fut séparée en deux fiefs ou seigneuries; le fief Laframboise et le fief de Brucy. Ce dernier fut concédé par le capitaine Perrot le 16 janvier 1676, à un lieutenant de sa compagnie. Antoine de la Frenaye, Sieur de Brucy, qui donna à son fief le nom de Brucy. Une desserte vient d'y être fondée par le curé de l'Île-Perrot, M. l'abbé J.M. Duhamel, doit son nom à une forêt de pins de cette dimension qui existait autrefois à cet endroit. Les voyageurs s'arrêtaient aux Pins courts dans leur marche et, avec les années, ce nom est devenu «Pincourt». Les dessertes de Brucy et de Pincourt ont été établies par faciliter les gens éloignés du village à pratiquer leur religion. Pop. 925. (Source: Magnan, Hormisdas, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la Province de Québec, 1925, p.479)

Des corrections au descriptif historique de Magnan s'imposent. Dans "L'Île-Perrot 1672-1765" publié aux Éditions Septentrion en 2009, Lise Chartier écrit que l'île n'a pas été divisée en 2 fiefs; l'île était une seigneurie. Le fief Brucy était un lot de 6 arpents sur 10 que le seigneur François-Marie Perrot a concédé à LaFresnaye de Brucy le 2 janvier 1676 ( ce lot représente à peu près la moitié de la superficie de l'actuelle Ville de L'Île-Perrot) et le fief Laframboise était une autre terre de 4 arpents sur 30 que Jean-Baptiste Leduc a concédée à son fils le 1er mai 1780. Il s'agit à peu près de la superficie de la municipalité de Terrasse-Vaudreuil. Dès 1716, une autre fief s'était rajouté, le fief Alexis, donné par Françoise Cuillerier à Alexis Trottier dit Desruisseaux. Ce fief a pris en 1779 le nom de fief Alexis-Moreau. Il s'étendait du milieu de la Grande Anse jusqu'au fief Brucy. Il a été fusionné au territoire de la seigneurie en 1790 par Thomas Dennis. En 1817, la seigneurie de l'île Perrot a été divisée en deux parties avec deux coseigneurs : L'Est et L'Ouest, tandis que les fiefs Brucy et Laframboise ont continué d'exister séparément jusqu'en 1854.

La paroisse s'est d'abord appelée Sainte-Jeanne-de-l'Isle- Perrot, nom qu'on trouve dans des actes de mariage à partir de 1776, après la construction de l'église, alors que les missionnaires enregistraient dans d'autres paroisses les célébrations qu'ils venaient faire dans l'île, étant donné que le Registre n'était pas encore ouvert. C'est seulement au siècle suivant que la paroisse prendra le nom de Sainte-Jeanne-de-Chantal.

Au début, la municipalité a pris le nom de Corporation municipale de la paroisse Ste-Jeanne de l'isle Perrot. Quant à l'existence de la municipalité comme telle, ce n'est qu'en 1854 que le premier conseil municipal a été élu, soit à la fin du Régime seigneurial.

Statistiques démographiques:

ANNÉE MUNICIPALITÉ POPULATION
2016 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (v) 10 654
2011 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (v) 10 620
2006 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (v) 9 885
2001 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (m) 8 546
1996 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (p) 7 059
1991 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (p) 5 372
1986 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (p) 4 325
1981 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (p) 2 979
Pointe-du-Moulin (v) 249
1976 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (sd) 2 400
Pointe-du-Moulin (v) 220
1971 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (sd) 1 552
Pointe-du-Moulin (v) 184
1966 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (sd) 1 280
Pointe-du-Moulin (v) 186
1961 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (sd) 1 069
Pointe-du-Moulin (v) 104
1956 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (sd) 794
1951 Notre-Dame-de-l'Île-Perrot (sd) 484
1941 Île-Perrot (sd) 1 481
1931 Île-Perrot (sd) 1 172
1921 Sainte-Jeanne-de-l'Île-Perrot (sd) 929
1911 Sainte-Jeanne-de-l'Île-Perrot (sd) 913
1901 Sainte-Jeanne-de-l'Île-Perrot (sd) 819
1891 Sainte-Jeanne-de-l'Île-Perrot (sd) 858
1881 Isle Perrot (sd) 924
1871 Isle Perrot (sd) 935
1861 Isle Perrot (sd) 940

Sources: Ministère de l'Agriculture/Bureau fédéral de la statistique/Statistique Canada, Recensements du Canada, 1861 à 2016